Marius TCHOMAKOU prône un retour aux valeurs essentielles. Le ministre des affaires étrangères, BAKARI Adjadi plaide pour un panafricanisme d'ouverture. Le Prof Joseph DJOGBENOU appelle à l'engagement de la jeunesse
Créée depuis 1990, la Fédération nationale des étudiants du Bénin (FNEB), plus grande faîtière des étudiants du Bénin, a officiellement lancé hier, jeudi 24 avril 2025, la commémoration de ses 35 années d’existence à l’Université d’Abomey-Calavi.
Placé sous le thème « 35 ans de résilience et d’impact, la FNEB au service de l’étudiant », ce rendez-vous qui s'est voulu un moment d’introspection sur les luttes passées et de projection pour un monde étudiant épanoui, a mobilisé d’anciennes figures du mouvement étudiant ainsi que des autorités universitaires et gouvernementales.
Dans son discours d’ouverture, Marius Tchomakou, président de la FNEB, a tenu à replacer cette commémoration dans le sillage des combats historiques de la Fédération. « Depuis sa création, la FNEB s'est forgée une identité forte, bâtie sous des principes clairs. La défense des droits matériels et moraux des étudiants, la promotion de la démocratie universitaire, l'exigence de justice sociale et de transparence, le rejet des compromissions et des manipulations politiques.», a-t-il introduit. Conscient des exigences de la modernité et des besoins croissants de la communauté universitaire pour former un capital humain de qualité, apte à porter le développement du Bénin, Marius TCHOMAKOU va renchérir en précisant que “la FNEB, pour demeurer pertinente, doit se réinventer. Elle doit s’ouvrir davantage aux disciplines, aux territoires, aux nouvelles formes de lutte. Elle doit parler le langage de la jeunesse sans perdre celui des principes. Elle doit former des esprits autonomes, conscients et capables d’initiatives”.
Dans une prise de parole sobre mais poignante, Olushegun Adjadi BAKARI, ministre des Affaires étrangères et sociétaire de la FNEB, a évoqué la valeur du lien national cultivé au sein du mouvement. « Quand on milite au sein de la FNEB, on ne fait pas de différence entre Béninois d'une région, Béninois d'une ethnie, Béninois d'une religion », va faire savoir l’autorité ministérielle, tout en plaidant pour un panafricanisme d’ouverture axé sur le dialogue et le respect des diversités.
Le professeur Joseph DJOGBENOU, lui aussi ancien sociétaire et président de la FNEB, saluant la résilience du mouvement étudiant et sa capacité à se réinventer a invité la jeunesse a plus que s'engager mais à s'embarquer : « Il ne faut pas seulement être engagé, il faut être embarqué. Être embarqué, c'est contribuer aux décisions qui engagent sa communauté, qui engage sa nation et surtout lorsque nous sommes des Africains, parce que nous sommes dans un contexte africain où nous avons tout approuvé, où nous avons tout construit », a-t-il déclaré. Il a également invité la jeune génération à contribuer aux différentes décisions de développement s'ils ont la possibilité.
Cell/Com FNEB